DE LA VIE CONJUGALE A LA THERAPIE DE COUPLE

 

Dans cet article, nous allons parler du couple, de ses problèmes et des solutions que nous pouvons apporter au Centre De Conseil et de thérapie (C.E.C.T) ou nous travaillons. Effectivement, vivre en Couple est un besoin et même une nature pour l’être humain. Mais cela ne veut pas dire que tout va tout seul, que du contraire. Voilà pourquoi nous avons décidé de traiter ce thème et sa rédaction va se faire en plusieurs parties (chaque semaine). Si l’article vous intéresse, n’hésitez surtout pas de nous rendre visite régulièrement puis d’en parler autour de vous. Pour vos infos pratiques, téléphonez-nous 00261 34 22 63046 (Matin) ou écrivez-nous directement sur le Blog via " Le Contact".  Bonne lecture à vous..

Voici notre Plan : Introduction / Qui fait la démarche vers une Thérapie de Couple / Pourquoi on en arrive à une Thérapie de Couple / Que peut-on en attendre et comment se passe une Thérapie.

Introduction

Les statistiques européennes rapportent que de 1970 à 2009, le nombre de mariage a baissé de 34% alors que d’un autre côté, les divorces ont doublé entre 1970 et 2008. En l’absence de chiffres, Il est difficile de faire un parallèle entre ce qui se passe en occident et les réalités à Madagascar mais dans ma pratique au CDNM, les faits semblent aller dans le même sens. En effet, j’ai noté trois fois plus de demande de thérapie conjugale respectivement entre les périodes 2007-2009 et 2010 à 2012. Selon les dernières données du centre, il y a en moyenne 3 à 5 demandes de prise en charge de couple par mois, soit un nouveau cas environ par semaine et pour moi, c’est loin d’être négligeable. Parmi les couples qui viennent me voir, environ 65 % sont des nationaux, les couples mixtes représentent à peu près 25 % et les expatriés constituent le reste, c'est-à-dire 10 %. 

Je ne peux pas dire que si elles n’étaient pas venues en thérapie de couple, ces personnes iraient forcément jusque devant le juge mais soyons conscients du fait que la prolongation et l’aggravation des divers conflits ne peuvent qu’augmenter le risque de clash. Et pour l’un ou l’autre membre du couple, le clash signifie l’arrivée à une limite, la sienne !... Car pour celui ou celle qui l’engage, la demande de divorce traduit: la limite du possible, la fin de tout espoir, le cul de sac, le point de non retour,…

 

Qui fait la démarche vers une Thérapie  

Généralement, dans presque ¾  des cas, c’est la femme qui nous contacte en premier. La prise de rendez-vous se fait auprès de mon assistante mais c’est possible qu’entre temps, la personne m’appelle directement pour avoir plus de renseignements. Des infos sur le déroulement des séances, la notion de discrétion de mon intervention et de temps en temps pour demander ce qu’il faut faire quand l’autre membre du couple n’est pas au courant de la démarche ou pire, ne veut rien entendre d’ une quelconque séance ?... Dans ce dernier cas, je rassure la personne car ce genre de situation n’est pas exceptionnel du fait qu’il n’est pas toujours évident d’étaler sa vie de couple à un inconnu et même ci celui-ci est médecin. Mais avec celui ou celle qui vient en premier, je m’associe pour trouver les arguments nécessaires pour que l’autre soit présent ne serait-ce qu’une séance. C’est alors  au thérapeute d’user de ses expériences et de sa capacité de persuasion pour qu’après, les deux personnes soient conscientes des enjeux ou au contraire des risques qu’encourent leur union. Et dans la foulée, le médecin leur parlera de la nécessité et des avantages qu’ils vont obtenir s’ils suivent une thérapie avec les différentes démarches à suivre.

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Pourquoi on en arrive à une Thérapie de Couple

Par rapport aux raisons, elles sont multiples et toutes conduisent vers une mauvaise ambiance dans le couple suivie de  disputes de plus en plus fréquentes.  Les problèmes enveniment le quotidien et à la fin, la situation devient intenable. Et ce qui rend les choses encore plus complexes et même ambiguës, c’est qu’au début, si le couple semble s’entendre, se comprendre ou se tolérer sur pas mal de chose, avec le temps les avis divergent de plus en plus. A ce moment là, la notion d’individu peut prendre le pas sur la considération du couple. Et si les divers spécialistes identifient jusqu’à dix causes principales de dissension ou même de divorce, notre pratique nous oriente vers quatre types de ressentis à l’origine des discordes. Citons-les:

-        -  1. Je me suis trompé(e) sur la personne

-          -2. Je ne me sens pas intégré(e) dans son milieu

-        -  3. L’autre m’a  trahi

-           4.-Presque plus rien ne nous unit

Les deux premiers cas, Le plus souvent, concernent les jeunes couples :

Embaumée voire dominée par les sentiments, l’union est dans un premier temps idéalisée, chaque moment passé avec l’autre peut sembler si précieux, l’attention qu’on lui accorde est si importante qu’il arrive qu’on s’oublie soi-même. En bref, c’est comme dirait la chanson, « la  Vie en Rose » !...

Dès les premières semaines, au plus tard vers la deuxième ou troisième année, selon les statistiques, souvent les situations changent. Avec les soucis et les difficultés de tous les jours, au-delà du couple, on découvre de plus en plus les différentes facettes du partenaire. Curieusement, les qualités qui lui ont été attribuées au départ s’amenuisent. Et au contraire, les petits détails, qui convenaient moins mais qui semblaient négligeables peuvent recouvrer leur importance et être à l’origine de soucis plus ou moins grandissants dans le couple. Plus particulièrement quand ils touchent soit les valeurs identitaires, notamment familiales, éducationnelles ou encore culturelles ; soit les valeurs plus spécifiques à l’individu, telles que la sincérité, la confiance, le respect, la justice, etc… Avec l’arrivée du premier et progressivement des autres enfants, les épreuves se suivent mais les issues semblent les mêmes, les attentes par rapport au partenaire peuvent ne pas être satisfaites, les avis peuvent diverger voire s’opposer. Et pour compléter le tout, les pressions de l’entourage (famille, amis ou autres,…) s’y ajoutent. Là, la situation devient délicate et le temps qui passe est loin de la favoriser.

Les deux cas suivants concernent davantage les couples qui ont déjà traversé les années :

Après  l’étape de l’Amour fusionnel puis  l’arrivée du premier et des autres enfants, la période des montagnes russes fait place à un parcours moins influencé par les fortes émotions, qu’elles soient positives ou négatives. L’union, telle une embarcation atteint progressivement sa vitesse de croisière.

Il faut savoir que pour arriver à ce stade, l’individu lui-même est passé par plusieurs statuts et autant de paradoxes. L’enfance lui a permis d’être dépendant à 100 % de ses propres parents. Virage à 380 degré quand il a été jeune adulte car  Il a dû acquérir une complète indépendance. Puis tout d’un coup Il doit vivre dans le partage une fois en couple. Et le moins évident, c’est qu’en étant parent, il lui faut souvent s’effacer et même parfois se sacrifier, pour sa famille et particulièrement pour ses enfants.

Parcours tout à fait naturel pour certain mais croyez-moi, d’une personne à l’autre et d’un couple à l’autre, ces différentes étapes et ces revirements liés aux circonstances de vie ne se passent pas toujours aussi facilement. Nous le savons tous que ce ne sont que des rôles d’adaptation, et aucune école n’apprend les attitudes et comportement à avoir dans ces diverses situations. Ainsi, cela dépend avant tout de la personnalité et peut être en partie de l’éducation, du degré de maturité,  mais aussi de l’engagement de chacun par rapport au mariage et à la notion de parentalité. Ce degré qui peut aussi changer avec le temps et en fonction des expériences puis du vécu de chacun. Au-delà de ces spécificités propres à chacun, les deux personnes concernées doivent aussi être le plus souvent possible en phase, point essentiel pour l’équilibre de leur alliance et pour un minimum d’harmonie dans leur famille.

Tous ces facteurs constituent donc des variables qui régissent l’avenir du couple et qui jour après jour peuvent faire changer la donne, modifier les motivations, l’enjeu, l’envie... Puis, avec les années, cette diminution de l’envie de l’autre ou d’être avec l’autre traduit les limites de l’Amour et de l’Union. Consciemment ou inconsciemment, les chemins peuvent progressivement s’écarter et à un moment donné, l’un ou l’autre risque de glisser vers l’irréparable.

.Pourquoi on en arrive à une Thérapie de Couple

Que peut-on en attendre et comment se passe une Thérapie de Couple ?

Précisons que le thérapeute n’est pas là pour supplanter le juge, l’avocat et encore moins le policier. A ce niveau, son rôle consiste à prendre en charge « le couple »  mais non « un individu » en particulier. Par contre si l’un (e) ou l’autre membre du couple a aussi besoin de ses services, cela doit être différencié du travail effectué avec le couple. Et cette prise en charge indépendante va pouvoir être réalisée seulement si le partenaire n’y voit aucun inconvénient. Pour en revenir au couple, pour garder sa crédibilité durant les entretiens, le thérapeute ne doit surtout pas prendre parti, ni faire bénéficier à l’un(e) un quelconque avantage, comme faire subir à l’autre un éventuel discrédit.  Sa priorité, l’écoute, le recul  puis l’analyse car à tout moment, le professionnel doit placer tout évènement dans son contexte, ce que trop souvent les concernés et même l’entourage sont incapables de faire. Il doit alors  essayer de connaître, puis de comprendre l’un(e) et l’autre; sa manière de penser, d’agir mais aussi de réagir face aux problèmes du couple. En effet, confrontées à ce genre d’adversité certaines personnes peuvent perdre tout contrôle, toutes limites, jusqu’à occulter toute notion de priorité. En somme, dans ce labyrinthe dans lequel le couple s’est engouffré, le thérapeute doit user de toutes ses expérience pour faire retrouver à ses clients, « le bon sens », « l’Enjeu » que ce soit individuel ou pour les deux. En même temps, en raison des stress et des tensions qui parfois datent de plusieurs mois voire des années, il ne peut sous estimer l’importance de l’impact moral puis sanitaire sur le couple, sur l’individu et les familles respectives dont principalement les enfants.

 

Croyez-moi, sauf dans le cas de mariage arrangé, d’intérêt voire forcé, accepter de vivre sa vie avec quelqu’un va sûrement au-delà d’un choix purement conscient !... Ce n’est pas uniquement par ce qu’elle est belle ou parce qu’il fait rire que vous avez accepté d’être sa moitié. Le profane appellerait cela le Destin. Pour ma part, l’explication neuroscientifique viendrait d’un petit capteur dans la partie profonde du cerveau appelé amygdale (amande en grec) qui enregistre et régit inconsciemment nos émotions, doublé de l’hippocampe qui stocke les souvenirs. L’influence des informations imprimées suite aux multiples acquisitions liées à l’éducation, la culture et aux diverses expériences si infimes soient-elles, font que votre choix s’est fait sur une personne plutôt qu’une autre. Ainsi, je doute fort que ce choix décidé et écrit le jour de votre mariage puisse être complètement nettoyé même après plusieurs mois de problèmes. Faut-il rappeler que trop souvent les successions de disputes ne sont générées que par des escalades d’émotions incontrôlables qui peuvent aller au-delà de notre libre arbitre.

Vous auriez compris qu’en puisant dans ses connaissances et grâce à ses expériences, le thérapeute aura un rôle peu évident pour les non initiés mais combien déterminant: il aura à décortiquer toutes les péripéties de la vie du couple, à trier et revaloriser les éléments susceptibles de les rapprocher tout en écartant les fioritures. Au final, il s’agit d’amener les deux personnes vers une Union plus harmonieuse et pérenne.

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D'emblée, MERCI pour vos COMMENTAIRES  et  TEMOIGNAGES !...

Pour vos INFOS et RENDEZ-VOUS, Tél le matin au 00261.34 22 63046

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Dr Raharison           

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