La Dyslexie : un problème neurologique

INTRODUCTION

Pourquoi un article sur la Dyslexie ?...Tout simplement parce que trop d’enfants sont encore souvent taxés à tort de Dyslexiques et que de nombreux inconnus voire des non-dits persistent encore par rapport à cette affection. Beaucoup de personnes  continuent à confondre la Dyslexie avec tout autre Trouble de l’Apprentissage tels la Dyscalculie*, la Dysgraphie*,la Dysphasie*, la Dyspraxie* jusqu’au déficit mental. Le pire c’est que des enfants  risquent de porter cette étiquette qui malheureusement peut leur coller à la peau et les mettre à l’écart des autres enfants.

  Enfin, parce que la Dyslexie est une maladie voire un handicap et nécessite un diagnostic médical.

      HISTORIQUE :

La Dyslexie (du grec Dus = Mauvais et Lexis = Mot) constitue une des affections les plus complexes qui n’a jamais autant suscité la curiosité et la passion des chercheurs et praticiens de toutes les spécialités. Et dans le domaine pédagogique, elle a toujours été source de soucis et d’inquiétude chez ses victimes directes mais également indirectes que sont les enfants, les parents et les enseignants des écoles primaires.

En 1895, l’ophtalmologue Anglais James Hinshelwood  rapporte dans la revue médicale the Lancet « le problème d’enfants qu’il a qualifié de normaux et particulièrement sans aucun déficit oculaire mais qui juste ne voyaient pas les lettres » .

De son côté, le Dr Pingle Morgan décrit dans le British Médical Journal « le cas d'un garçon intelligent de 14 ans, le meilleur de sa classe lors des interrogations orales mais qui par contre était complètement incapable d'apprendre à lire ».

Un autre anglais James Kerr, médecin d'hygiène scolaire, a cité « le cas d’enfants tout à fait aptes à faire tous les exercices intellectuels mais pratiquement ne pouvaient ni lire ni écrire ».

Suite à la description de ces premiers cas, des médecins de toutes spécialités (Ophtalmologues, ORL, Neurologues, psychiatres, Pédiatres,…) se sont également lancés dans l’étude de ce trouble de l’Apprentissage. Depuis, le nombre de cas décrit dans la littérature a nettement augmenté car jusqu’à un enfant des écoles primaires sur trois ont été supposés dyslexiques. Malheureusement, des années durant, la recherche dans ce domaine n’a que très peu évolué et l’engouement des scientifiques par rapport à cette affection et particulièrement celui des Neurologues a rapidement diminué. Ce désintérêt des spécialistes du cerveau va favoriser les diverses spéculations et stimuler le profit chez certains adeptes de la médecine parallèle. Pendant des années et encore maintenant dans certains milieux ou dans certains pays, la désinformation a valu à bon nombre d’enfants d’être traités de fainéants ou de Bons à rien, d’être renvoyés de l’école, rejetés par la famille, refusés à l’emploi et voués à la  déchéance sociale. Des cas d’internement en asile psychiatrique voire de suicide ont même été décrits dans la littérature. Le découragement des neurologues n’a heureusement pas déteint sur les collègues paramédicaux et essentiellement les psychologues et orthophonistes. L’absence de diagnostic précis n’a pas empêché ces derniers de  prendre en charge les dyslexiques. Ainsi, ils ont su mettre en place des tests et améliorer les symptômes par la psychothérapie et la rééducation. C’est seulement beaucoup plus tard, après les années 1990 avec les nouvelles théories en Neurosciences favorisées par les explorations encéphaliques de dernières générations (IRM Fonctionnelle, Scanner à Positron, Pet Scan, Vidéo et Cartographie EEG,…) que des bouleversements ont été noté dans les considérations diagnostiques de la dyslexie.

 LE   DIAGNOSTIC DE LA DYSLEXIE :

Il existe deux grands groupes de dyslexie. Celle dite acquise ou accidentelle qui fait suite à une lésion bien définie du cerveau et le plus souvent d’origine traumatique ou vasculaire (manque d’irrigation sanguine dans le cas d’un infarctus ou rupture d’une artère s’il s’agit d’un hématome, encore appelé hémorragie). Dans ce dernier cas, elle s’accompagne d’autres signes cliniques et sont plutôt consécutives à d’autres maladies telles que l’hypertension artérielle, les maladies dites de surcharge comme l’augmentation trop importante des graisses, le diabète, etc. Cette forme de Dyslexie sévit d’avantage chez les adultes qui perdent alors l’usage de l’écriture et à ce moment là, on parle plus d’Alexie que de Dyslexie.

La seconde est dite développementale donc concerne les enfants en développement c’est à dire d’âge scolaire et pour l’OMS, il s’agit «d’une difficulté persistante d’apprentissage de la lecture, en dehors de tout trouble perceptif (déficit d’acuité visuelle, auditive, ou d’affection neurologique) chez un enfant d’intelligence normale, exempt de troubles psychiques et alors qu’il a été normalement scolarisé ». Les critères semblent  assez précis mais par contre, on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un diagnostic de détermination mais plutôt d’exclusion. Et c’est justement pour cela qu’il est très difficile d’affirmer l’existence d’une Dyslexie Développementale. Il faut pour cela beaucoup d’expériences et de discernements et passer par deux étapes bien distinctes.

La première consiste à exclure chez l’enfant présentant des problèmes de lecture et d’écriture, certains faits importants pouvant sérieusement mettre en doute le diagnostic de Dyslexie développementale :

-    Existence d’un problème de type affectif ou relationnel notamment familial ou social.

-    Notion de barrière linguistique ou culturelle notée chez l’enfant ou dans son entourage immédiat, entre autre le  bilinguisme.

-    Cursus scolaire incomplet ou perturbé.

      Les difficultés en questions datant de moins de 18 mois.

-    L’enfant présentant un autre déficit intellectuel ou ayant été victime d’un retard assez marqué du langage.

-    Existence concomitante de trouble psychologique ou comportemental significatif.

-    L’enfant ayant des troubles non traités de la Vision ou de l’Audition voire une malformation pouvant expliquer ne serait-ce qu’en           partie son problème.

-   L’Anamnèse ou l’Examen Clinique soupçonnant une maladie neurologique sous jacente pouvant être congénitale ou acquise,          provoquée par une souffrance à la naissance, une séquelle de prématurité ou à l’origine d’un Retard du développement psychique  voire  psychomoteur,… 

C’est après avoir éliminé chacun des items sus cités qu’on accède à la deuxième étape du diagnostic. Il s’agit de préciser que le « Trouble de l’Apprentissage » dont souffre l’enfant est bien la dyslexie tout en sachant que l’association de deux ou plusieurs types de trouble de l’Apprentissage reste possible. Pour mieux cerner le problème, essayons à titre d’exemple de comprendre ce que signifie l’acte de lire ou comment notre cerveau doit il réagir durant la lecture. C’est une activité que nous réalisons plusieurs fois par jour presque automatiquement et même de manière très ludique nécessitant à chaque fois les démarches suivantes :

-  Déchiffrer progressivement ce qui est écrit tout en respectant l’ordre et l’assemblage des lettres.

-  Mémoriser temporairement les éléments que nous sommes en train de déchiffrer

-  Reconnaître et se rappeler les mots aussi bien nouveaux que déjà rencontrés antérieurement.

-  Se représenter le sens de chaque mot et de chaque phrase du texte.

-  Reconnaître le sens global du message créé par l’auteur

-  Convertir tous ces « signaux » en sons perceptibles et compréhensibles par l’auditeur.

-  Respecter les articulations et les intonations pour faciliter cette écoute et favoriser la compréhension.

En fait, concrètement, les activités pré citées font intervenir chez l’individu des fonctions spécifiques telles que la vision ou l’audition, la concentration et l’analyse au sens large du terme, la mémoire à court et long terme et enfin la parole avec tout ce qui est phénomène phonatoire et articulatoire en général. Ces diverses fonctions correspondent à des zones anatomiques de commande, elles mêmes  réparties dans un ou dans les deux hémisphères du cerveau (1*pour en savoir plus). Sans vouloir entrer dans des détails trop scientifiques, sachons que l’existence d’un déficit concernant au moins une de ces fonctions peut compromettre la lecture chez un enfant. Il en est de même lors d’une lésion quelconque au niveau d’une des zones anatomiques correspondantes. Et au-delà de ces anomalies rencontrées au cours de la lecture, c'est-à-dire de cette transcription de l’écrit à l’oral (c’est le cas de l’enfant qui lit un texte à haute voix), il peut aussi y avoir des perturbations lors de la transformation de l’oral en écrit (c’est l’exemple de l’enfant qui doit écrire ce que l’enseignant lui dicte) mais également de l’écrit en écrit (c’est l’enfant qui copie dans son cahier une phrase du tableau). Et l’un ou l’autre de ces déficits ou l’association de plusieurs d’entre eux constituent justement cette affection très complexe qu’on appelle la Dyslexie ou plutôt les Dyslexies, étant donné le nombre de cas possibles. Cette diversité des symptômes, le flou qui a longtemps subsisté à propos de la cause et de la localisation des éventuelles lésions ont toujours été les obstacles majeurs dans la pose du  diagnostic de Dyslexie. Voilà pourquoi de nombreux chercheurs et médecins spécialistes de toutes disciplines ont tenté vainement d’y apporter des explications et  il a fallu attendre la venue des technologies de dernière génération pour améliorer la connaissance par rapport à cette maladie. Le facteur génétique n’est pas non plus négligeable car  70 % des dyslexiques ont un ou des personnes de leur famille ayant le même problème. Et si le père et la mère sont tous les deux dyslexiques, plus grande sera la probabilité que leur enfant soit lui-même victime.

Pour que cet article reste dans le domaine de la vulgarisation, nous n’allons pas nous étendre sur les différentes théories concernant ces différentes causes (2*pour en savoir plus) et nous allons juste citer dans le tableau ci dessous des exemples pratiques de problèmes d’écriture ou de lecture rencontrés chez l’enfant dyslexique.

NB: Dans la 3ème colonne du tableau ci-dessous, à chaque fois, le premier mot est  le mot perçu par le Dyslexique et le deuxième mot est celui qu'il devrait lire réellement.

 

 

En écriture

et en lecture

 Confusion des sons

 

Très/ Trait

Mais / Mes

Poire / Par

Sonpignon / Champignon

 

Confusion des lettres

t/f       m/n   p/q     d/b    h/l

 

Inversions dans les groupes de lettres

Fitre / frite   

Hebre / herbe

Patrie / Partie

 

Omission de lettres

Vote / Votre 

Mtre / Mètre

Terreste / Terrestre 

Filte / Filtre

 

Ajout de lettre

Arbustre / ArbusteArtriste / Artiste

 

Lecture interprétative

 

Lit Gare en voyant SNCF  

. Supermarché en voyant le mot Carrefour

 

 

 

En écriture

Problème de segmentation des mots

Ren dezvous / Rendez vous

D’ormir / Dormir

Por  tion / Portion

Des  articulé / Désarticulé

 

Fusion inappropriée

Lartiste / L’artisteIlatrentans / Il a trente ans

 

Orthographe Phonétique

Jéme lé zanguilles / J’aime les anguilles

 

                                    

 

CONCLUSION :

 

S’il y a un siècle 30% des enfants scolarisés étaient considérés comme étant des dyslexiques, le pourcentage d’enfants dûment diagnostiqués est descendu jusqu’à 5 % actuellement grâce à l’évolution de la médecine et des neurosciences en particulier. Si on se réfère à ces chiffres, durant une centaine d’années, jusqu’à 25 % de tous les élèves considérés jusque là comme dyslexique n’auraient dû bénéficier que d’une meilleure approche personnelle ou d’une méthode d’apprentissage plus adaptée. Il faut donc insister combien il est primordial de distinguer une dyslexie  d’une difficulté mais aussi  d’un simple retard de lecture ou d’écriture. La première est à manifestation multiple et perdure malgré un soutien pédagogique adapté.  Par contre, les deux autres sont aussi bien partiels que passagers et disparaissent avec la maturité du langage chez un enfant donné. Cette notion de maturité ne dépend pas forcément de l’âge de l’enfant car d’autres facteurs doivent être considérés notamment sa personnalité, son propre développement physique et mental  mais aussi son environnement. Toujours est-il que quelque soit le type de Dyslexies, plus tôt sera fait le diagnostic, plus facile sera la prise en charge ainsi que la réadaptation pour une meilleure poursuite des études.

 

Généralement intelligent et par crainte d’être la risée des autres, le dyslexique utilise parfois divers moyens pour essayer de dissimuler son handicap. Dans de rares cas, un enfant dyslexique n’est détecté qu’au collège. A ce stade de la scolarité, plusieurs facteurs peuvent faire découvrir une dyslexie. Parmi ces facteurs, on peut citer la nette augmentation du volume de travail nécessitant l’écrit, du nombre de matières à apprendre, du nombre de professeurs et autant de méthodes d’enseignement auxquels l’élève doit s’adapter. Toujours est-il que des dyslexiques  autodidactes ou précocement diagnostiqués et bien rééduqués ou encore bien soutenu pédagogiquement ont pu réaliser de très bons parcours universitaires et même s’épanouir dans de prestigieuses carrières professionnelles (Benjamin Franklin, Jules Verne, Albert Einstein, Winston Churchill, Les Présidents John et Robert Kennedy, Steven Spielberg, Le Prince Charles et son fils Harry, Richard Branson de Virgin,…etc.

Dans un tout autre domaine, il faut aussi noter qu’il existe des Retards de lecture et d’écriture beaucoup plus compliqués, également liés à « un manque de maturité du langage » mais ce dernier constituant un handicap provoqué par une maladie neurologique, aussi bien congénitale qu’acquise. En tête de liste figurent certaines formes d’Épilepsie partielle et autres séquelles de Convulsion de l’enfance. Etant partielle, l’épilepsie dans ce cas  ne concerne qu’une partie du cerveau et ses manifestations peuvent être frustres contrairement aux crises dites généralisées. Dès lors, la recherche du Diagnostic est très importante car un traitement adapté peut libérer ce handicap et parfois entraîner un changement manifeste au niveau de l’apprentissage de l’enfant. D’autres maladies neurologiques associent le retard de lecture et d’écriture à d’autres symptômes, ce qui démontre également l’intérêt d’une consultation neurologique ou neuropédiatrique lors d’une suspicion de Dyslexie Développementale comme dans tout trouble de l’Apprentissage.

Notons enfin pour terminer cet article qu’il est actuellement démontré que La dyslexie est avant tout un problème neurologique mais qui admet une solution pédagogique et rééducationnelle, et dont les complications en cas de mauvaise prise en charge peuvent être d’ordre psychologique, psychosociale voire neuropsychiatrique.

      * Dyscalculie :   troubles touchant essentiellement l’utilisation des nombres et des raisonnements logiques.

      * Dysgraphie :   difficultés à représenter des formes notamment les lettres, les figures.

      * Dysphasie   :   langage non adapté soit par rapport à l’âge réel, par rapport à la forme ou par rapport au fond.

      * Dyspraxie  :   troubles dans la programmation ou la réalisation des gestes.        

    BIBLIOGRAPHIE :

-         CHEMICAL R ; BRUN  V –  Les dyslexies , Masson, Paris, 2002

-         EGAUD C – Les Troubles spécifiques du langage oral et écrit : les comprendre, les prévenir et les dépister, accompagner l'élève, 2001

-         GAZZANIGA M.S. ; IVRY R.B. ;  MANGUN G.R. – Neurosciences cognitives, DeBoeck Université, 2001

-         GAZZANIGA M.S. ; IVRY R.B. ; MANGUN G.R – Neurosciences Cognitives- La Biologie de l’Esprit,  DeBoeck Université

-         HABIB M – « Dyslexie : le cerveau singulier », Solal, Marseille, 1997

-         HOUDÉ O. ; MAZOYER B. ; TZOURIO N. ; PUF M. – Cerveau et Psychologie, Introduction à l’imagerie cérébrale anatomique et fonctionnelle, Premier Cycle, 2002

 

                                            (1*)   LE LANGAGE : Approche schématique

                               

                                              

   Fig : Le Cortex Cérébral avec les principales zones anatomiques responsables de la commande du « Langage »

Selon une version très simplifiée de la Théorie de Geschwing-Wernicke :

 A)   Quand une personne nous parle, le son perçu par nos oreilles se transforme en influx et  schématiquement, le trajet suivi par cet influx dans notre cerveau est représenté comme suit :

  (1) Passage de l’Aire primaire auditive à l’Aire de Wernicke (2) = ceci va favoriser la compréhension.

  Le signal  va  de l’Aire de Wernicke  à  l’Aire de  Broca  (3)   =  si message à transformer en parole

  De  l’ Aire de  Broca  vers  le  Cortex  moteur  primaire   (4) = responsable de la commande des muscles de la bouche et du visage.

B)  Par contre, lors d’une lecture on fait intervenir la vision et le stimuli visuel va déclencher à son tour la succession  d’évènements qui suit

(a) Passage  du  Cortex visuel  à  la  circonvolution  Angulaire (b) =  favorise   l’induction du message visuel en  message auditif

(b) Passage de la Circonvolution Angulaire à l’Aire de Wernicke (2) =  pour une transformation de l’influx en parole

             (2) De  l’Aire  de  Wernicke  l’influx  va  à  l’ Aire de Broca           (3)  =  pour la transformation du message en parole

             (3) De  l’ Aire  de  Broca  vers  le Cortex  moteur  primaire         (4)  =  qui comme ci-dessus commande les muscles

         NB : Le système régissant le langage est hautement plus complexe, d’ailleurs des recherches sont toujours

                  en cours pour essayer d’apporter d’avantage d’informations sur ce sujet.

                       (2*)   LES CAUSES DE LA DYSLEXIE

         De nouvelles théories Neurobiologiques et Neuroradiologiques concernant l’origine de la dyslexie  ont été confirmées par des autopsies:

-   Il s’agit d’erreurs de migration cellulaires après la deuxième moitié de la grossesse entraînant des accumulations anormales de neurones au niveau de certaines zones du cerveau. Ces ectopies (dénominations de tels amas cellulaires) sont observées essentiellement sur la couche superficielle du cerveau ( le cortex ) et   intéressent plus particulièrement l’hémisphère gauche au niveau des zones anatomiques correspondantes au langage. Il y a donc à ce niveau une gène au cours de la réception des messages transmis par influx nerveux.

-     Des anomalies sous forme d’atrophie cellulaire sont également notées sur certains relais de la transmission des influx visuelles et auditives ( concernant des structures anatomiques appelées Corps Genouillés) diminuant ainsi la perception et la vitesse de transmission des informations sensorielles.

-     La communication entre les deux hémisphères du cerveau est aussi perturbée. Celle-ci normalement se fait par une couche épaisse de fibres spécifiques sous forme de « pont » reliant des zones fonctionnelles complémentaires des deux parties du cerveau. L’ensemble de ces faisceaux appelé Corps Calleux est aussi anatomiquement anormal chez le dyslexique et modifie donc la transmission des influx entre les deux hémisphères. Ainsi l’inter relation entre les fonctions visuelles et spatiales essentiellement dans le cerveau droit avec celles du langage localisées dans le cerveau gauche, ne fonctionne plus normalement.

 

 

 

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